
Il était écrit qu'avec un président de la République passant beaucoup de temps autour de son nombril (et qui semble le payer aujourd'hui dans l'opinion, lassée par les enfantillages, l'outrance et les comédies), nous finirions par avoir quelques projecteurs braqués sur son berceau.
Et finalement, la nausée arrive rapidement.
D'abord il y a eu ce livre "9-2, le clan du président" (cf couverture ci-contre) qui nous conte par le menu comment le département des Hauts-de-Seine est d'abord, pour une petite bande, un gâteau à s'offrir. L'ouvrage n'est pas si cher. Je conseille aux Isséens de se le procurer et de le lire pour comprendre que l'inimaginable est possible.
Il y a aussi l'affaire Perrin, du nom de ce conseiller général démissionnaire pour permettre à ce pauvre Philippe Pemezec, "à la rue" depuis que son élection à l'Assemblée Nationale a été invalidée par le Conseil Constitutionnel, de ne plus être presque rien. Imaginez, avoir triplé son indemnité de maire n'y suffisait pas, il lui faut maintenant une indemnité de conseiller général… Tous les détails sur le blog de Benoît Marquaille, qui va être chargé de convaincre les électeurs qu'un peu de morale est la condition nécessaire à l'exercice digne et moderne d'un mandat politique à l'occasion des prochaines municipales et sans doute de la prochaine cantonale partielle au Plessis-Robinson.
Jusqu'à quand les citoyens supporteront cette instrumentalisation forcenée des mandats au bénéfice de stratégies de pouvoir personnel à dix mille bandes ? Peut-être jusqu'à ce que les systèmes de clientèle se fissurent et que l'opposition soit à la hauteur (ça on y travaille !) ?
Est-il nécessaire d'ajouter une pincée de Neuilly à tout cela ? Oui, juste pour signaler encore s'il en était besoin le niveau "tontons flingueurs" bien testostéroné de la bataille entre ex-protégés de l'ex-première dame et ex-bannis par l'ex-première dame (dont notre admirable député Lefebvre, qui fait maintenant profil bas quand on lui demande où il se situera sur la liste de notre Maire). Ces derniers, Le Monde les rassemble sous l'expression "La Firme" dans un article daté de ce jour. On commence à avoir un peu froid dans le dos.
Lorsque l'on additionne tout cela, l'illusion se dissipe ; comment imaginer que l'intérêt général reste au cœur de l'action de ces gentils cow-boys ? Bien sûr, ne soyons pas naïfs, la politique est un milieu un peu violent, mais les citoyens estiment à raison qu'il est peut-être temps qu'au moins, dans les périodes difficiles, l'on prenne le temps de s'occuper de leurs problèmes.









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