La communauté d'agglomération Arc de Seine, présidée par notre Maire, a décidé de demander la suppression de la station de mesure de la pollution installée en centre ville depuis 1991 square Weiden.
"Cette station permet notamment de mesurer la
pollution de fond (celle à laquelle tout le monde est exposé en
permanence) : les dioxydes d’azote (NO2), le dioxyde de soufre (SO2) et
les poussières (PM10)", précise le site d'Arc de Seine.
Sidérante, cette réflexion de Mme la Maire-adjointe à l'environnement, dans le Parisien de ce jour : "On a l'impression qu'elle mesure la pollution produite par la ville, or ce n'est pas le cas. On peut prendre des mesures ailleurs." Alors il n'y aurait pas de frontières étanches entre les villes pour la pollution ? En voilà une découverte ! Ce discours est typique d'un "issy-centrisme" étroit qui aboutit, avec cette la mise en berne annoncée de cette station, à occulter la qualité de l'air à Issy et dans le sud-ouest parisien !
Voilà donc la meilleure preuve que la communication outrancière sur toutes les
initiatives colorées un tant soit peu en "vert" que prend la Mairie
d'Issy-les-Moulineaux de temps à autre sert en fait à offrir à la majorité municipale (et à celle d'Arc de Seine) un profil de la même couleur à bon
compte, alors qu'il y aurait tant à dire et à faire (différemment) en la
matière ! Une déjà faible crédibilité réduite par une seule décision...
M. le Maire sera-t-il capable de faire prévaloir une position un tant soit peu responsable de la communauté d'agglomération dans l'intérêt des Isséens, de leur santé et de celle des habitants des villes voisines ? Il n'est pas trop tard pour rétropédaler... histoire d'éviter de prolonger le ridicule de la situation.
Extrait de la note d'AIRPARIF du 21 octobre 2009 :
"Depuis 1991, AIRPARIF exploite une station de mesure de la pollution de fond à Issy-les-Moulineaux (92) dans le square de Weiden, avenue Victor Cresson. C'est une des plus anciennes stations de mesure du réseau.
Cette station de mesure a pour objectif de caractériser le niveau ambiant de la zone dense du Sud-Ouest de l’agglomération parisienne est un site dit de "fond" car placé à l'écart de l’influence directe des sources de pollution locales. C'est l'une des six stations de mesure du département des Hauts-de-Seine.
Elle permet le suivi continu et permanent, quasiment en temps réel, des niveaux d’oxydes d’azote (NO-NO2), de particules PM10 et de dioxyde de soufre (SO2).
Elle est intégrée au dispositif préfectoral d’Ile-de-France d’information et d’alerte en cas d’épisode de pollution et au calcul journalier de l’indice de qualité de l’air. Les résultats obtenus sont immédiatement disponibles, sur le site internet de l’association. Ils sont sitôt repris sur le site internet de la communauté d’agglomération «Arc-de-Seine», symbole de l’engagement de cette collectivité dans la démarche de développement durable.
La collaboration d’AIRPARIF avec la Ville d’Issy-les-Moulineaux, puis avec la Communauté d'agglomération Arc-de-Seine, avait jusqu’alors, toujours été positive. La Ville d’Issy-les-Moulineaux a été en son temps demandeuse de cette station pour laquelle elle a bâti un édifice spécifique dans le parc.
Nous disposons par ce site d’un historique de mesure de près de vingt ans, ce qui est rare et précieux
en terme d’évaluation de tendance de la qualité de l’air de notre région.
Or, le 26 novembre dernier, la Communauté Arc-de-Seine nous a indiqué ne pas souhaiter renouveler le contrat de mise à disposition du local, la Ville d’Issy-les-Moulineaux ayant fait part de son intention de disposer des lieux « à d’autres fins » et ce « malgré notre collaboration fructueuse au cours de ces dernières années ».
…/…
Malgré les informations et précisions que nous avons donné sur les conséquences de ce non renouvellement, le président d’Arc- de-Seine a confirmé cette décision au motif notamment «de l’existence de polémiques locales au sujet de l’état de la qualité l’air sur le territoire communal alimentées par les résultats des mesures», polémiques dont AIRPARIF a découvert l’existence à la lecture de ce courrier mais sans en connaître la teneur.
Il est précisé qu’aucune autre alternative ne peut être proposée sur le territoire d’Arc-de-Seine.
La suppression de cette station de mesure aurait d’importantes conséquences sur la connaissance de la qualité de l’air du Sud-ouest de l’agglomération, baisse de la densité de la surveillance, rupture des séries de données, perte d’une station de la procédure d’alerte".
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