Samedi 16 mai, les élus de l'opposition de gauche ont tenu, sur la Place de la Mairie, ce qui aurait dû être une réunion publique en bonne et due forme, pour rendre compte à la population d'un an de mandat. Bien entendu, M. le Maire assimilant la demande d'une salle que nous avions formulé à la demande d'un parti politique, a cru bon d'appliquer sa désormais habituelle attitude de strict refus sur le sujet.
Pour autant notre manifestation s'est déroulée dans une atmosphère détendue et chaleureuse (cf compte-rendu sur www.issy-ps.com)...
... même si le Maire-adjoint à l'animation (!) a cru bon de nous dire que nous étions en train de "polluer", et que la police, un quart d'heure avant l'heure de la fin de notre petit évènement, était déjà là pour être bien sûr que nous allions faire place nette dans les temps.
Il se trouve qu'un peu plus tôt, dans la matinée, se tenait sur les hauteurs d'Issy, salle Rodin, une réunion annoncée du bout des lèvres, destinée semble-t-il à la communauté arménienne d'Issy. Etaient annoncés Rachida Dati et Michel Barnier. Bien sûr pas de Garde des Sceaux mais il y avait Jean Sarkozy, Frédéric Lefebvre, notre Maire, Philippe Pémezec, Bernard Gauducheau, etc...
Lors de cette réunion dont nous avons appris la tenue par un biais assez détourné, à laquelle nous nous sommes invités avec quelques camarades, nous avons pu constater que le but était de convaincre des Isséens d'origine arménienne que seule l'UMP avait un discours clair vis-à-vis de la Turquie. Or je sais bien heureusement que ces Isséens sont ouverts au débat et à la confrontation des idées politiques, en particulier lorsqu'il s'agit de la Turquie.
J'estime pour ma part que sur le sujet, Benoît Hamon, le porte-parole du PS, a eu raison d'accuser mardi Nicolas Sarkozy
de "mentir" aux Français sur la Turquie en agitant "le chiffon rouge"
contre son entrée dans l'UE à Paris, à rebours de son attitude à
Bruxelles. Il a rappelé qu'alors qu'il dit en France "Nous ne
voulons pas de la Turquie", sous la présidence française de
l'Union européenne, il a ouvert deux chapitres supplémentaires dans la
négociation avec la Turquie. "J'observe que dans ce débat-là, aujourd'hui,
Nicolas Sarkozy agite à Paris le chiffon rouge de la Turquie, mais à
Bruxelles, il a donné systématiquement son accord à la poursuite du
processus de négociation", a-t-il ajouté sur France Info. Notre porte-parole a rappelé que le PS était pour sa part, "favorable" à l'adhésion
de la Turquie, "à condition qu'elle se soit mise en conformité avec le
droit européen et qu'elle ait fait des gestes sur le génocide arménien
et la reconnaissance des minorités".
En tout cas le deux poids deux mesures sur la mise à disposition de salles municipales, ce jour-là, sautait aux yeux. Ce genre d'attitude plus que partisane de la part de M. le Maire, en pleine période électorale, est révélatrice de méthodes autocratiques inacceptables qui gagnent à être connues de tous les Isséens.
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