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samedi 17 mai 2008

Confrontation au Syndicat des Eaux

Grosse surprise jeudi 15 mai au Syndicat des Eaux d'Ile de France (4 millions d'usagers pour 144 communes d'Ile de France), qui renouvelait son bureau et son président pour les six ans à venir ; en effet notre maire a retrouvé son fauteuil (il préside le Syndicat depuis un quart de siècle), mais avec seulement 22 voix d'écart avec le candidat de gauche, présenté par les partisans d'un retour de la gestion de l'eau en régie publique en 2010.
Même si ceux-ci ont été évincés du bureau, c'est la fin d'une époque. Les réflexions actuelles sur les modalités de gestion de l'eau et la polémique persistante sur les tarifs pratiqués par le syndicat contribuent à alimenter le débat. Tant mieux !

Devedjian, chevalier blanc...

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Le 14 mai dernier, Jean Hamon réclamait devant le tribunal d'instance de Vanves le paiement du gardiennage des tableaux donnés au conseil général (pour l'édification de la Fondation Hamon), mais entreposé dans son château des Yvelines.
Le président actuel du conseil général souhaite en effet mettre fin à des clauses du contrat qu'il juge abusives. Nicolas Sarkozy avait décidé de ne plus payer en 2004, mais ce refus avait été condamné par la justice en 2005. Le conseil général fait aujourd'hui valoir que les procédures judiciaires en cours, visant notamment le mécène pour détournement justifierait l'interruption des règlements - ce qui paraît juridiquement limite. Me Gumery avocat de Jean Hamon a donc beau jeu de faire valoir que le tribunal correctionnel aura à juger éventuellement de cela lorsque la juge d'instruction de Versailles aura rendu son ordonnance (ce qui ne devrait plus tarder)...
En attendant le mécène réclame au syndicat mixte de l'Ile St Germain(et donc à la ville d'Issy-les-Moulineaux pour un tiers) la somme de 184.033 euros au titre des loyers du quatrième trimestre 2007 et des deux premiers trimestres 2008...

Photo : Patrick Devedjian le 6 juin 2007
© Marie-Lan Nguyen / Wikimedia Commons

Le démantèlement de l'ancienne usine d'incinération TIRU approche

L'usine d'incinération TIRU fermée depuis janvier 2006 va enfin être détruite. C'est la société Iosis qui est maître d'oeuvre de ce chantier pour la Mairie de Paris, propriétaire du terrain. La déconstruction, qui coûtera 8 millions d'euros, devrait débuter en septembre prochain et durer près d'un an. Les explosifs ne seront pas utilisés, et un soin particulier devrait être apporté pour que les nuisances subies par les riverains soient réduites au maximum.
Nous suivrons bien entendu tout cela avec attention, tout comme les projets d'aménagement urbains que la libération de quatre hectares va pouvoir rendre possible, dans une zone de notre ville et du département à forts enjeux.

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Le 26 mars 2006, place Madaule, lors de la destruction de la cheminée incendiée de l'usine TIRU.

Bref retour sur le conseil du 17 avril

Même si quelques semaines ont passé depuis, il n'est pas inutile de revenir rapidement sur le conseil municipal du 17 avril dernier.

Ce conseil ne contenait que peu de points très importants. Parmi ceux-ci :
- la demande de déclaration publique pour la reconstruction du groupe scolaire Justin Oudin. En clair, l'objet de cette délibération était de faire approuver par le conseil l'expulsion des derniers locataires de la Résidence du Fort. Pour justifier la destruction de la résidence, un descriptif apocalyptique de l'école actuelle (convenons que depuis 1936 l'optimum en matière de locaux scolaires a pu changer ; cela ne justifiait pas de procéder à un état des lieux pareil). La municipalité omet ou minore les véritables raisons qui conduisent en effet à reconstruire le groupe scolaire sur le terrain d'une résidence de logements sociaux voisine dont les caractéristiques sont les mêmes au niveau du foncier :
- la nécessité de satisfaire à l'injonction du conseil général qui veut absolument récupérer l'établissement actuel pour procéder à l'extension du collège de la paix
- le souhait apparent de la municipalité de libérer le champ de vision des futurs résidents des logements prévus à l'intérieur de l'enceinte du Fort.
Nous n'avons pas voté contre un nouvel établissement scolaire de qualité, mais contre la demande de Déclaration d'Utilité Publique aboutissant à l'expulsion évitable selon nous, d'occupants de logements sociaux ; de surcroît la destruction de ces logements ne sera pas compensée dans les futures constructions intra muros du Fort en plus du quota déjà projeté des logements de ce type.

- l'avis sur les modalités de la concertation préalable engagée dans le cadre de l'aménagement de la Route Départementale 7 (RD n°7). Par lettre du 8 avril dernier, le président du Conseil général des Hauts-de-Seine a fait savoir à notre Maire son souhait de faire preuve de "pédagogie" pour mieux faire comprendre à certains les choix du département...
Après débat et modifications de la délibération soumise à l'appréciation du conseil, nous avons voté pour les modalités de la concertation préalable sur le réaménagement de la RD 7, même si nous ne partageons pas les choix du département en la matière (2 fois 2 voies) :
- la concertation préalable se déroulera sur une durée de trois mois consécutifs, qui ne pourra comprendre le mois d'août,
- une publicité préalable sera faite sur l'objet et les modalités de concertation par voie d'affichage et sur le site internet du Département des Hauts-de-Seine,
- une exposition du projet sur panneaux sera mise à disposition par le Conseil général à la commune,
- un registre sera mis à disposition du public sur le lieu de l'exposition, pour recueillir ses observations et remarques,
- la mise à disposition en Mairie d'Issy de plaquettes d'information sur le projet,
- la mise en ligne des documents de présentation du projet et la mise à disposition d'une adresse électronique par le Département sera faite pour que le public puisse lui adresser directement toute observation ou suggestion,
- au moins 2 réunions publiques seront organisées, espacées d'un délai raisonnable.
Le conseil municipal précise qu'il souhaite que cette concertation permette l'expression des associations.

mercredi 16 avril 2008

Fondation Hamon : le rapport de la Chambre Régionale des Comptes sur la gestion 2001-2004 du Syndicat Mixte de l'Ile St Germain est public

Le rapport daté du 31 août 2007 comportant les observations définitives arrêtées par la Chambre Régionale des Comptes d'Ile de France sur la gestion du Syndicat Mixte de l'Ile St Germain (SMISG) est désormais public, ainsi que la réponse qui y a été apportée par son président depuis le 6 juillet 2007, Paul Subrini, 1er adjoint au Maire d'Issy-les-Moulineaux et conseiller général (canton Est de la ville) depuis 1998.
Autant le dire tout de suite, ce rapport fait froid dans le dos, et l'on comprend que plusieurs personnalités parties prenantes aient été mises en examen.

En vrac (même si rien ne vaut une lecture intégrale du rapport !) :

"Le Syndicat mixte a choisi de ne pas mettre en place ses propres services administratifs, sans pour autant formaliser les procédures de gestion et de contrôle à suivre par le conseil général, chargé de la gestion. Cette défaillance dans l’organisation a contribué à la multiplication des dysfonctionnements et anomalies dans la mise en oeuvre du projet et à renforcer, de fait, la position centrale du donateur dans le déroulement des opérations. Ces errements ont finalement eu un impact financier non négligeable pour le Syndicat mixte." (p.4)

"Le président ne dispose d’aucun service propre pour assurer la gestion quotidienne. En effet, le Syndicat mixte n’a mis en place aucun moyen propre et n’a aucune autonomie fonctionnelle : il n’a pas de locaux (son siège doit se situer au centre d’art après sa construction) et n’emploie aucun personnel. Il a indiqué qu’il avait été convenu que pendant la phase de construction du musée, « le fonctionnement administratif serait assuré par le département et plus précisément par un agent de la direction des finances bénévolement ». Cependant, ni le département ni le Syndicat mixte n’ont adopté de délibération en ce sens et aucune convention n’a été signée entre les deux organismes pour fixer et encadrer les modalités et les procédures à suivre pour la gestion administrative et financière du Syndicat. Ce dernier n’a pas davantage adopté de règlement intérieur ou formalisé des procédures de gestion financière : absence de délibérations autorisant la passation des marchés de prestations, absence de contrats ou bons de commande formalisant l’engagement des dépenses et permettant la tenue d’une comptabilité d’engagement pour le suivi des crédits. Le Syndicat mixte a indiqué, dans ses réponses aux observations provisoires, que « le reproche est trop souvent fait aux collectivités publiques de doter leurs structures administratives de personnels en trop grand nombre – particulièrement en matière d’intercommunalité - pour qu’il puisse regretter, s’agissant d’une structure temporaire dédiée à la réalisation d’une opération unique, de ne pas avoir procédé à des recrutements spécifiques ». Il ajoute cependant que « rétrospectivement, au regard des nombreuses péripéties de ce dossier, l’affectation d’un ou plusieurs fonctionnaires à temps plein aurait sans doute été justifiée ».
Certes, aucun texte n’imposait au Syndicat mixte de se doter de moyens de fonctionnement propres. Cependant, un minimum de définition, d’encadrement et de contrôle s’imposait pour les modalités de gestion d’une collection d’oeuvres d’art de plus de 7 M€ et de construction d’un musée dont le coût atteindra vite 13 M€."
(p.5)

"Il paraît pour le moins surprenant que des collectivités publiques menant un projet d’une telle envergure n’aient pas cherché à assurer le stockage et la gestion complète de la collection d’une manière autonome et aient opté pour une solution non pérenne et lointaine.
Cette organisation suppose, en effet, que le donateur accepte, sur une longue durée, de signer et renouveler des conventions d’occupation de sa propriété. Cette dernière est située à 50km du futur musée, ce qui impliquerait de fréquents transferts d’oeuvres d’art puisque le concept même du musée repose sur un renouvellement fréquent de l’accrochage. (…)
Au final, de 2001 à 2005, 71 % des dépenses de fonctionnement du Syndicat mixte (environ 1,35 M€) ont bénéficié à deux sociétés liées au donateur. Les loyers et les charges relatives aux locaux, ainsi que de nombreuses factures de prestations de service, ont été réglés à la SARL LISECLAIRE, qui a pour activité l’élevage de bovins et le commerce d’animaux, et dont les actionnaires sont notamment Mme Claire HAMON, fille du donateur et gérante, M. Eric LEPERS, et M. Jean HAMON, le donateur. La société LISECLAIRE est titulaire d’un bail rural sur la propriété du donateur et y sous loue plus de 1000 m2 de locaux (bureaux et ateliers) au Syndicat mixte. L’autre prestataire principal est la SARL ART et CONCEPT, qui a pour actionnaire majoritaire et gérant M. Eric LEPERS et dont l’objet déclaré est l’exercice d’« activités d’architecture». (p.7 et 8)

"En l’espèce, la raison essentielle du quasi doublement du coût prévisionnel (de 6,86 M€ à 13,543 M€) réside dans l’incohérence des engagements initiaux pris dans l’acte de donation, sur la base d’études préalables insuffisantes, qui ont conduit à une estimation financière erronée et incomplète. L’équilibre apparent de l’acte de donation (don d’œuvres d’art évaluées à 7,6 M€ en contrepartie de la construction d’un centre d’art de 6,8 M€ HT), n’a pas résisté à une évaluation sérieuse de la construction à 13,5 M€." (p.10)

La CRC pointe les défaillances dans la passation du marché de travaux par la SEM 92 (p.12). Elle revient sur l'annulation du permis de construire, sur les conséquences par rapport aux contrats en cours et sur le fait que "le syndicat mixte n'a pas tiré toutes les conséquences financières de l'annulation des travaux" (p.13).
S'agissant de l'occupation de la propriété du donateur par le SMISG ainsi que des dispositions relatives au stockage des œuvres, la chambre évoque un "emploi non contractuel et indu des fonds publics".

Sur les dispositions relatives à la location des bureaux et ateliers au château du donateur, la CRC évoque des consultations juridiques non suivies d'effet, des loyers et charges réglés sans contrepartie ("les loyers et charges réglés par le SMISG n'ont aucune contrepartie et ne comportent aucun service fait - 84200 euros au minimum au 31/12/2005"), des surfaces et des équipements sans réelle utilité, un loyer de sous-location payé par le SMISG fixé à un niveau élevé, un déséquilibre des obligations des parties, etc…
Sur les charges effectivement réglées par le Syndicat au titre des locaux, la Chambre met en relief le non-respect des clauses en matière de charges de stockage, de nombreuses charges dont l'imputation au SMISG est contestable ("le Syndicat mixte supporte près de 72% des charges totales de la propriété"). "Plus généralement, la Chambre ne saurait admettre les arguments avancés par le donateur et la SARL LISECLAIRE, qui estiment que des erreurs ont eu lieu dans les deux sens et que les facturations omises compenseraient en quelque sorte les surfacturations constatées" (p.21).

Sur les prestations de service réglées par le Syndicat, la CRC pointe le fait qu'"aucune délibération n’a été prise avant février 2003, date à laquelle le comité syndical a donné une délégation à son président" (P.24). "Quant à la mise à disposition d’ouvriers agricoles, en tant qu’«animateurs pour la ferme», elle pose aussi la question de la compétence du Syndicat mixte pour des activités qui paraissent assez éloignées de l’art contemporain." (p.24)

"Les actions pédagogiques ont été simultanément facturées par deux prestataires (SARL LISECLAIRE et ART ET CONCEPT), pour des montants élevés". (p.25)
"Pour les frais divers, la quasi-totalité des demandes de remboursement présentées par la SARL LISECLAIRE, sur production de justificatifs, n’a manifestement aucun lien avec les animations pédagogiques et n’aurait pas dû être remboursée par le Syndicat mixte (4 077 €). On y trouve de nombreux achats au supermarché, tels que des croquettes Fido, du vin rosé ou des bouteilles d’alcool de fruit, 1 paquet de spaghettis, 1 boite de haricots, 1 melon, 1 filet d’ail, du gel douche" (p.26).

"En ce qui concerne les factures payées, au titre des charges locatives ou des prestations de service, le Syndicat mixte, dans sa réponse aux observations provisoires, a expliqué que « l’exécution des charges d’une donation, qui est un pur acte de droit civil, n’est pas un exercice courant pour une administration même expérimentée ». Il estime qu’une des charges de la donation, donnant à M. Hamon un rôle éminent et prépondérant dans l’animation du centre d’art, en particulier en ce qui concerne l’organisation des expositions, le choix des oeuvres nouvelles et la politique de communication « constituait une contrainte forte » et reconnaît, « au regard notamment des observations formulées par la chambre, que la portée de cette clause était potentiellement large et sans doute excessive, et qu’elle a posé des difficultés sérieuses aux fonctionnaires en charge de la gestion de la donation ».
En réalité, une très grande latitude a été laissée au donateur au prétexte de cette clause, alors que ses termes n’imposent pas, par eux même, une interprétation large et ne sauraient, en tout état de cause, justifier l’absence de contrôle sur les factures présentées au paiement.
La Chambre prend acte que les charges locatives et les prestations de service indûment facturées feront l’objet d’une compensation, et que, pour les charges insuffisamment documentées ou pour lesquelles un doute juridique existe, une étude est en cours qui sera suivie, le cas échéant, de compensations."
(p.27).

La réponse du président du SMISG mise en ligne n'est ni datée ni signée
; on ne peut qu'être surpris par la demande de celui-ci de réception d'une copie des observations en réponse qu'auraient fourni ses prédecesseurs à la réception dudit rapport, puisque les présidents successifs du SMISG sont de très proches amis politiques (Charles Pasqua, Nicolas Sarkozy…). M. Subrini (s'il s'agit bien de lui), botte en touche en évoquant des décisions de justice qui rendraient définitivement jugées tous les points soulevés par la Chambre.
Pour autant l'intéressé "ignore les motifs qui ont dictés les décisions prises" - "la transmission par vos soins des observations de mes prédecesseurs me permettra de prendre des décisions plus éclairées sur la suite de la gestion que ce dossier impose". Etonnant.

A la lumière de ces documents surprenants, l'on reste dans l'attente de la suite logique :
- quelles sont les mesures prises par le SMISG pour "redresser la barre", compte tenu d'une utilisation pour le moins contestable des impôts des Isséens à la lecture du rapport, au moins sur les exercices 2001 à 2004 ?
- quel sera le montant total de l'addition pour le contribuable au terme des obligations du Syndicat vis-à-vis du donateur ?
- quelle forme prendront les réparations qui devront être apportées aux préjudices subis par la Ville d'Issy-les-Moulineaux et par le département des Hauts-de-Seine ?
- quelles seront les suites de la mise en examen de notre Maire ?

Télécharger le rapport de la Chambre Régionale des Comptes du 31 août 2007

Télécharger la réponse du président du Syndicat mixte

lundi 14 avril 2008

Emeutes de la faim : que faire ?

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Depuis plusieurs mois, la flambée des matières premières entraîne misère, émeutes et troubles politiques dans de nombreux pays. En Haïti le prix du riz est passé de 35 à 51 dollars en quelques jours. Le 3 mars, à Bangkok, la tonne de riz s'échangeait à 460 dollars ; 5 semaines plus tard elle en coûtait 780. L'ONU estime que 1,2 milliard d'êtres humains pourraient avoir chroniquement faim d'ici 2025.

L'envolée des prix du pétrole joue sur ces prix, et démontre à quel point toute la planète dépend d'une source quasi-exclusive d'énergie sans en avoir anticipé toutes les conséquences. L'envol démographique de certains pays est aussi un facteur aggravant, tout comme la diminution des surfaces consacrées aux denrées alimentaires au profit des biocarburants. Ajoutons que les catastrophes climatiques (inondations notamment) n'arrangent rien.
Un élément trop peu connu mérite de l'être davantage : des capitaux en mal de fort rendement depuis la crise des subprimes ont jeté leur dévolu sur les produits agricoles. Hélène Fienga, économiste à la banque Natixis, affirme qu'un quart du prix actuels du riz est lié aux positions des fonds spéculatifs !

Que faire ? Certains pays utilisent la fiscalité ou des mécanismes de garantie de prix pour tenter d'amortir le choc des cours ; mais ces dispositifs ne sont pas pérennes. Le FMI dispose d'un mécanisme de "protection contre le chocs exogènes" (PCE), dont la paternité revient à Jacques Chirac, mais il est largement sous-dimensionné. Robert Zoellick, président de la Banque Mondiale, a évoqué la possibilité d'un New Deal alimentaire, qui viserait aussi bien à traiter les urgences alimentaires que le nécessaire développement à long terme de l'agriculture ; cela passerait déjà par 500 millions de dollars pour le PAM (Programme alimentaire mondial) de l'ONU. Il appelle aussi à une nouvelle "Révolution verte" comme celle qu'a connue l'Asie, ce qui nécessite de revoir la chaîne alimentaire depuis le foncier, les semences, les engrais, l'irrigation et jusqu'à la commercialisation. La Banque mondiale prévoit de porter le montant de ses prêts à l'agriculture africaine de 450 à 800 millions de dollars. M. Zoellick veut aussi transformer la Banque mondiale, qui était un simple distributeur de prêts en un système financier dédié aux populations les plus pauvres...

Au-delà de ces propositions de réponses concrètes à l'urgence, un constat s'impose ; le système financier, dérégulé comme il peut l'être aujourd'hui, produit des secousses graves et incontrôlées, ou les aggrave.
Mais l'égoïsme des pays riches est à pointer sur d'autres terrains : que ce soit en terme de conseil et de soutien aux pays les plus pauvres en matière d'éducation alimentaire et de préservation à la fois des rendements agricoles comme des forêts tropicales "pièges à carbone". En matière de réchauffement climatique globale, si la Chine est aujourd'hui dans le viseur de tous les chasseurs de "mauvais émetteurs" de gaz à effet de serre, la responsabilité des pays riches, par l'absence de vision globale partagée, de volonté politique et d'outils de gouvernance adaptés, est historique. Et que dire de l'absence de réaction de l'Occident face à la disparition accélérée des réserves mondiales en poisson ? L'effondrement des réserves dans les décennies à venir est d'ores et déjà annoncé par les Nations unies. Rappelons que quelque 2,6 milliards d'êtres humains dans le monde dépendent du poisson comme source de protéines...

Il est grand temps d'entrer dans l'ère du développement durable, le vrai, quel qu'en soit le prix. Mais il ne faudra pas compter sur les Etats-Unis pour être moteur en la matière ; et il faudra que l'Europe ose réhabiliter la notion de "régulation" dans son vocabulaire, car elle doit, il me semble, assumer un rôle particulier en la matière. Il faut, enfin, contrer un peu le "laisser-fairisme".

Photo : Rice terraces, yuanyang, par Graemetric

lundi 31 mars 2008

Fondation Hamon : Rachida Dati ne sera pas auditionnée

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La cour d'appel de Versailles a rejeté aujourd'hui la demande d'audition de Rachida Dati déposée par Me Philippe Gumery, conseil du collectionneur d'art Jean Hamon, qui réclamait également l'audition de plusieurs autres responsables du conseil général des Hauts-de-Seine (l'actuelle garde des sceaux était adjointe du directeur général des services à l'assemblée départementale en 2005). Il exigeait que la saisine du juge, circonscrite à des infractions financières présumées commises entre 2001 et 2003, soit élargie aux conséquences financières de ces prises illégales d'intérêt, c'est-à-dire jusqu'en 2007.
La chambre de l'instruction a, par ailleurs, rejeté la demande de nullité déposée par Me Gumery, visant les observations de la chambre régionale des comptes qui figurent dans le dossier d'instruction.

Le Monde, dans son édition du 28 mars, sous le titre "Le nom de M. Sarkozy est cité dans un dossier de détournement de fonds" précisait que Me Gumery, réclamait que la juge d'instruction Nathalie Andreassian enquête sur les flux financiers autorisés par M. Sarkozy. Me Gumery a en effet produit à l'audience le 14 mars une lettre signée par le chef de l'Etat, le 13 octobre 2004, qui attesterait de sa connaissance du dossier.
Rappelons que l'enquête du juge Andreassian aboutit à la mise en examen de nombreuses personnalités, dont Charles Pasqua, poursuivi pour "détournement de fonds publics" et notre maire, suspecté de "détournements de fonds publics" mais aussi de "prise illégale d'intérêts".
On apprend dans cet article que "le rapport de la Chambre Régionale des Comptes versé au dossier d'instruction portant sur la gestion du Syndicat Mixte de l'Ile St Germain (SMISG) précise qu'au 31 décembre 2005 - et ce alors que la saisine du juge ne dépassait pas 2003 - le Syndicat d'Economie Mixte des Hauts-de-Seine avait perçu du SMISG la somme de 3.833.000 euros au titre d'une rémunération sur des travaux qui n'ont jamais eu lieu"… Me Gumery considérait donc que la justice devait se pencher sur les flux financiers autorisés par Nicolas Sarkozy en 2004, 2005, 2006 et 2007. L'avocat estime que 274.000 euros auraient été versés en sus sans justification.

Il devient urgent de connaître enfin le montant total de l'addition pour le contribuable et l'identité des responsables d'opérations éventuellement délictueuses. Quelle que soit la qualité des protagonistes de cette affaire, la transparence totale doit être faite et la justice doit passer.

Photo : Rachida Dati et Nicolas Sarkozy par jockoserioos

vendredi 28 mars 2008

M. le Maire, mais que vous arrive-t-il ?

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Que ce soit à l'occasion des séances du conseil du 15 mars (consacrée à l'élection du Maire, à la création des postes d'adjoints et à l'élection des 18 adjoints au Maire) ou du 27 mars (consacrée à la désignation des délégués du conseil municipal au sein de divers organismes), il était facile de constater un agacement et une irritation assez inhabituelle de M. le Maire.
La raison la plus probable est la perte de 500 voix par rapport à 2001 à l'occasion des élections municipales de ce mois, alors que le corps électoral isséen a sensiblement gonflé en 7 ans. La liste UMP-NC est passée de 70 à 56% et des poussières. La liste de Gauche a doublé son total de voix.
En séance, M. le Maire dénonce une campagne "misérable", fustige une "bassesse sans égale", un comportement "antidémocratique" et des blogs "arrogants". Il nous impute la responsabilité d'un tract anonyme reproduisant in extenso les bonnes feuilles d'un n° récent de l'EXPRESS sur sa personne…
En fait M. le Maire ne supporte pas que nous ayons fait campagne, et encore, nous sommes restés, à mon avis, très corrects étant données les circonstances. Il va falloir qu'il s'habitue, car il est probable que nous rééditions la chose à l'occasion des prochains scrutins.

Bref, donc, M. le Maire est colère. A tel point qu'il a décidé, contrairement à ce qui s'était fait dans la dernière mandature (sans doute parce que cela lui permettait de s'auto-décerner un brevet de grand démocrate à peu de frais étant donné l'état de nos forces à l'époque), d'avoir une attitude nettement moins ouverte et d'appliquer strictement la loi dans la représentation de l'opposition au sein de divers organismes. Qu'espère-t-il donc ? Que craint-il donc ? Il a justifié cette position en considérant avec une mauvaise foi achevée que l'opposition "freinait" le travail de la majorité avec des interventions stériles et politiciennes ! Par contre, M. le Maire ne fait pas du tout de politique politicienne lorsqu'il désigne à la communauté d'agglomération "son" opposition : la tête de liste MoDem (3 élus au conseil alors que notre liste en compte 7…), car la loi lui donne malheureusement toute latitude en la matière.
En séance du 27 mars M. le Maire se met à tutoyer les élus de l'opposition puis, fatigué semble-t-il, demande à son 1er adjoint de terminer l'énoncé des points à l'ordre du jour…

Quelques enseignements à tout cela :
- Il n'y a qu'une véritable opposition à la majorité, elle est constituée par les élus de la liste "Issy à venir", pour ceux qui en doutaient.
- M. le Maire choisit la confrontation, le durcissement et le cadenassage de la démocratie locale - nous offrant le rôle de victimes et l'occasion d'améliorer encore nos scores à l'occasion des prochains scrutins. D'une certaine manière, nous pouvons l'en remercier !

Avec mes 6 colistiers d'"Issy à venir", nous sommes malgré tout prêts à assumer l'opposition constructive à la majorité municipale que plus de 6300 Isséens ont appelé de leurs vœux le 9 mars dernier.

Téléchargement du communiqué des élus de la liste "Issy à venir"

Photo : André Santini lors d'une conférence de presse le 17 juillet dernier, par Joseph Melin

lundi 17 mars 2008

Nouvelle progression des candidats du changement à Issy

Kathysimviolet

Voici les résultats du canton Ouest d'Issy (incluant 6 bureaux de Meudon) :
Inscrits : 25214
Votants : 10049
Suffrages exprimés : 9699
Blancs : 350
Participation : 39,9%

Larghero : 5116 (52,7%)
Similowski : 4583 (47,3%)

Ce résultat met en évidence une nette progression en voix et en pourcentage par rapport à la partielle de 2002 comme par rapport au scrutin de 2001. Il confirme le tassement continu des résultats de la majorité municipale isséenne sur la durée, quels que soient les scrutins ; ces résultats sont porteurs d'espoirs pour beaucoup d'Isséens.

Je félicite Kathy Similowski pour l'engagement total dont elle a fait preuve dans sa première campagne et qui doit inspirer un profond respect. Je salue sa ténacité, son sens de l'écoute et la conviction qui l'a animé chaque instant dans l'action depuis l'automne dernier. Maintenant, il faut construire l'action d'opposition dans le temps. Son accession au conseil municipal devrait l'y aider.
Notre mobilisation militante a aussi permis à Kathy Similowski et François Gouesse d'apparaître, pour de nombreux Isséens et Meudonnais comme une alternative crédible et sérieuse. Cette énergie doit continuer à nous animer.

De beaux combats s'annoncent pour continuer à écrire l'histoire des alternatives isséennes. Nous sommes fiers du chemin parcouru et nous allons préparer celui qui est devant nous, avec les Isséens, et toujours plus d'énergie et de détermination.

Télécharger le programme de Kathy Similowski

Télécharger le tableau des résultats par bureau

lundi 10 mars 2008

On continue !

Voici les résultats pour les élections municipales :
Inscrits : 38967
Votants : 22084
Blancs : 677
Suffrages exprimés : 21407
Participation : 56,7%
Santini (UMP-NC): 56,79% (12150)
Pieuchot (PS, Verts, PCF, MRC, PRG) : 29,43% (6302)
Ginisty (MoDem) : 13,8% (2955)
Le Maire sortant l'emporte donc dès le 1er tour.

La liste "Issy à venir" obtient 7 élus :
1. Laurent Pieuchot (PS)
2. Gabrielle Santarelli (PS)
3. Joseph Dion (PS)
4. Kathy Similowski (PS)
5. Didier Hervo (Verts)
6. Lysiane Alezard (PCF)
7. Nicolas Moreau (Associatif)

Le MoDem obtient 3 conseillers.

Le travail de l'opposition au service des Isséens va pouvoir se construire de manière facilitée (5 conseillers sortants d'opposition dont 2 PS dans la précédente mandature...).
Merci à tous les Isséens qui nous ont fait confiance et qui peuvent être assurés de notre écoute et de notre engagement à leur service.

Résultats cantonales :
Inscrits : 25214
Participation 53,89%
Larghero (UMP-NC): 43,16% (5494)
Similowski (PS Verts) : 31,46% (4005)
Borsenberger (MoDem): 13,91% (1771)
Aripa (MPF) : 1,62% (207)
Alezard (PCF) : 5,59% (712)
Lejeune (FN) : 540 (4,24%)

Bravo à notre candidate et à son suppléant pour ce brillant résultat, pour l'énergie et la rigueur déployée pour cette éclatante qualification en 2ème semaine. Sur le papier tout est donc possible, tout dépendra de la mobilisation des Isséens et des Meudonnais du canton ; nous appelons donc au rassemblement le plus large le 16 mars pour défendre un département plus juste, plus solidaire, plus respectueux de l'environnement, plus démocratique !

jeudi 06 mars 2008

La démocratie locale avec des oeillères

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A la Résidence Séverine, l'on s'inquiète d'un projet de construction d'un foyer pour personnes en difficulté et de logements pour personnes âgées. Il suffisait d'échanger encore il y a quelques jours avec les résidents pour déceler un malaise palpable : inquiétude sur un projet aux contours flous, par rapport à la fréquentation possible de ce "foyer", inquiétude par rapport à la disparition possible d'un espace vert et de détente pour les enfants, par rapport à la vue aux fenêtres de certains locataires une fois le bâtiment réalisé.

Au lieu d'anticiper, M. le Maire préfère tenter de "recadrer" alors que la colère est là, avec son arme favorite, des chiffres, de la rationalité et du paternalisme, et des dénégations, tout en culpabilisant les locataires : "Ce programme répond à la volonté de l'office de créer des logements sociaux, notamment des logements adaptés pour personnes âgées, proposant des services à la personne" a-t-il confié au Parisien. Les locataires de la Résidence Séverine doivent-ils s'estimer heureux d'occuper des logements sociaux (construits il y a bien longtemps et dont l'entretien au quotidien laisse franchement à désirer) dans une "situation unique", c'est-à-dire entre la Porte de Versailles et le métro Corentin Celton ? Et donc ne rien penser des projets d'aménagement qu'on peut avoir l'idée d'y réaliser ?

Il y a une autre manière de décider, en donnant la parole aux habitants, en expliquant et en écoutant avant de trancher. Pourquoi ce projet ? N'y a-t-il pas d'autres solutions d'implantation ? Dans d'autres quartiers de la ville notamment ?

La Résidence Séverine est une chance pour la mixité au cœur de ce quartier en plein bouleversement. Le moins que l'on puisse attendre d'un Maire à l'écoute c'est un peu plus de compréhension et de transparence, en particulier vis-à-vis d'occupants de logements sociaux ; cela fait d'ailleurs partie des priorités de la liste Issy à venir, que nous illustrons notamment par notre proposition de création de conseils de quartier ouverts, au sein de laquelle l'information doit pouvoir circuler librement et à tout moment, sur tous les sujets.

Il n'y en a d'ailleurs pas qu'à la Résidence Séverine, des gens inquiets ; demandez par exemple aux occupants de la Résidence des Montquartiers ce qu'ils pensent du déconventionnement qui les frappe… La municipalité serait bien inspirée de communiquer mieux sur les actions qu'elle dit mener pour rassurer ses locataires, au lieu d'utiliser, en particulier ces derniers temps, le journal municipal à des fins de propagande électorale, sans vergogne aucune, …

Photo : Issy-les-Moulineaux par janosizoltan

vendredi 29 février 2008

Issy à venir

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Vous pouvez consulter le projet à cette adresse.

Télécharger l'affiche de la liste conduite par Laurent Pieuchot

Votons Issy !

mercredi 20 février 2008

Mise en examen de notre Maire : la Cour de Cassation confirme

La Cour de cassation a confirmé mercredi la mise en examen de notre Maire dans l'affaire dite de la Fondation Hamon. La plus haute juridiction de l'ordre judiciaire a rejeté le pourvoi qu'il avait formé contre un arrêt rendu le 26 septembre 2007 par la cour d'appel de Versailles, qui avait déclaré irrecevable sa requête en annulation de procédure.

C'est une défaite judiciaire de plus, qui n'aura pas permis à notre Maire de gagner tant de temps que cela. Il ne reste plus qu'à attendre le verdict de la justice dans cette affaire ; rappelons les motifs de cette mise en examen : "prise illégale d'intérêt", "faux et usage de faux" et "détournement de fonds publics".

Cet évènement s'ajoute à une mauvaise série pour le gouvernement, après une disgrâce du Président dans l'opinion qui semble ne pas pouvoir finir et le sérieux dérapage de la secrétaire d'Etat aux droits de l'Homme, candidate aux municipales sur la liste UMP à Colombes et soupçonnant la gauche de l'attaquer "parce qu'elle est noire"... !

La Gauche, les Verts et des Isséens engagés... pour une ville bien plus audacieuse

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Voici notre liste pour les élections municipales : une équipe enthousiaste, dynamique et expérimentée au service de tous les Isséens, pour une ville bien plus audacieuse. Une photo de la quasi-totalité des co-listiers est en ligne à cette adresse.


1 - Laurent Pieuchot - Le Plateau, 51 ans, directeur-adjoint au CNAM - Conseiller municipal, Parti Socialiste
2 - Gabrielle Santarelli - Le Fort, 66 ans, Conseillère municipale, militante associative, Parti Socialiste
3 - Joseph Dion - Le Fort, 36 ans, inspecteur du Trésor public, Parti Socialiste
4 - Kathy Similowski - Centre ville, 46 ans, Enseignante, Parti Socialiste
5 - Didier Hervo - Centre ville, 55 ans, Médecin - Conseiller municipal, Les Verts
6 - Lysiane Alezard - Abbé Derry, 41 ans, Chargée de formation - Conseillère municipale et régionale, PCF
7 - Nicolas Moreau - La Ferme, 35 ans, ingénieur, responable associatif
8 - Cristina Savini - La Ferme, 32 ans, responsable marketing, Parti Socialiste Européen
9 - Laurent Thibault - Corentin Celton, 44 ans, ingénieur de recherche, Les Verts
10 - Diane Gabeloteau - Corentin Celton, 21 ans, étudiante, Parti Socialiste
11 - Claude Bertrand - Les Epinettes, 56 ans, employé, Parti Socialiste
12 - Fanny Sizorn - Les Arches, 22 ans, étudiante, militante associative
13 - Thierry Barthe - Abbé Derry, 48 ans, comédien, Parti Socialiste
14 - Béatrice Franceschetti - Centre ville, 57 ans, décoratrice - bénévole associative, Parti Socialiste
15 - Antoine Crochet-Damais - La Ferme, 34 ans, journaliste internet, Parti Socialiste
16 - Fatoumata Dicko - Les Hauts d'Issy, 20 ans, étudiante en droit, Parti Socialiste
17 - François Gouesse - La Ferme, 66 ans, ingénieur agronome retraité - ancien conseiller municipal, Parti Socialiste
18 - Christiane Bernard - Les Iles, 66 ans, retraitée, militante associative, Les Verts
19 - Jean Michel Santrot - Les Epinettes, 55 ans, employé, responsable associatif
20 - Isabelle Codina - Le Fort, 48 ans, employée, PCF
21 - Loick Bigot - Les Epinettes, 35 ans, ingénieur système, Parti Socialiste
22 - Véronique Stéphan - Centre ville, 45 ans, directrice d'école, Parti Socialiste
23 - Maurice La Balme - Corentin Celton, 68 ans, ingénieur conseil, Parti Socialiste
24 - Elisabeth Humbert-Dorfmüller - Les Epinettes, 44 ans, consultante, Parti Socialiste Européen
25 - Philippe Bozzio - Les Iles, 50 ans, fonctionnaire, PCF
26 - Carine Kawakita-Dallenbach - Les Varennes, 39 ans, professeur des écoles, responsable associative
27 - Antony Penhouet - La Ferme, 30 ans, ingénieur, Parti Socialiste
28 - Françoise Daviot - Le Plateau, 50 ans, responsable associative
29 - Jules Deforges - La Ferme, 20 ans, étudiant en biologie
30 - Marie-Claude Ledur - Les Varennes, 64 ans, contrôleur général économique et financier honoraire, Parti Socialiste
31 - Gil Leparmentier - La Seine, 59 ans, architecte, Les Verts
32 - Muriel Lecomte - Centre ville, 36 ans, chargée d'études marketing, Parti Socialiste
33 - Yves Nissim - Les Hauts d'Issy, 54 ans, ingénieur, Parti Socialiste
34 - Louise Zazzera - Les Epinettes, 65 ans, bénévole dans l'action sociale, Parti Socialiste
35 - Georges Tixier - Le Fort, 51 ans, ingénieur, Parti Socialiste
36 - Edith Launey-Heymann - Les Arches, 59 ans, chef de projet, Parti Socialiste
37 - Valentin Barbosa - Le Plateau, 20 ans, étudiant en hôtellerie, Parti Socialiste
38 - Mina El Hadaoui - La Ferme, 38 ans, cadre de banque, militante associative
39 - Adranig Douriquian - Les Hauts d'Issy, 58 ans, retraité des Blanchisseries de Grenelle
40 - Joelle Debarre - Les Epinettes, 55 ans, assisante commerciale, Parti Socialiste
41 - Xavier Major - Les Varennes, 42 ans, cadre du privé - délégué du personnel, Parti Socialiste
42 - Monique François - Centre ville, 67 ans, professeur retraitée, Parti Socialiste
43 - Dominique Talbot - Les Arches, 49 ans, agent centre de tri postal, PCF
44 - Véronique Derchain - Le Plateau, 41 ans, graphiste, Parti Socialiste
45 - Jacques Cornet - Les Epinettes, 71 ans, artiste dramatique, Parti Socialiste
46 - Katell Mallegol - Les Hauts d'Issy, 33 ans, documentaliste, PCF
47 - Gérard Merlier - La Ferme, 71 ans, retraité de la fonction publique hospitalière, Parti Socialiste
48 - Béatrice Dumas-Fournier - Les Epinettes, 58 ans, assistante de direction, MRC
49 - Denis Marcé - La Ferme, 75 ans, militant associatif et culturel

mardi 19 février 2008

Un grand moment de démocratie à Issy

Hier soir l'association ACTEVI a organisé un débat entre les 3 têtes de liste aux élections municipales. L'association a fait ainsi œuvre utile. Pour autant elle a dû se replier dans la salle payante d'un hôtel compte tenu du refus de M. le Maire de mettre à disposition toute salle pour une réunion publique...

Etaient réunis : Laurent Pieuchot, conseiller municipal, tête de la liste Issy à Venir, Lysiane Alezard, membre de la même liste, conseillère régionale et municipale, Christophe Ginisty, tête de liste MoDem, Etienne Béranger, le secrétaire de ce mouvement pour Issy, Marianne Bühler, maire-adjointe et Bertrand de Lacombe, conseiller municipal appartenant à la majorité sortante (et représentant M. le Maire). M. le Maire ne pouvait être là, puisque retenu par une réunion de négociation avec les fédérations syndicales de fonctionnaires (ministre et maire, cumul décidément difficile).

Il a été annoncé que M. le Maire abandonnait son projet de téléphérique (mais pour se réjouir totalement encore faudrait-il qu'une déclaration officielle de l'intéressé soit faite et qu'il y reconnaisse son erreur ; donc restons méfiant !)
; nous avons d'ailleurs appris ce matin dans le Parisien que ce recul de notre Maire oïncidait avec l'arrivée de Claire Szabo, membre fondateur de cette association, en 30ème position sur sa liste. Mais hier soir, M. de Lacombe nous assurait que c'était le problème de la réalisation de la gare d'arrivée qui s'était révélé insurmontable… Cela fait sourire lorsque l'on se rappelle l'atmosphère des réunions publiques tenues à Issy à la demande expresse du Syndicat des Transports d'Ile de France (STIF) !
Il s'avère en fait que ce projet a du plomb dans l'aile depuis longtemps, que le STIF n'était lui-même pas enchanté par celui-ci. Mais ce que l'on présente aujourd'hui comme un coup politique du maire sortant est bien moins glorieux : en effet Claire Szabo n'a jamais caché ses opinions politiques (qui penchent à droite, et ça n'est pas condamnable en soi), et surtout l'association ACTEVI-Touche pas à mon ciel n'est pas décapitée ; en outre son objet social, et le caractère très divers de l'origine de ses membres en fait un acteur incontournable de la vie locale pour l'avenir. Précisons aussi que le front de la contestation de ce projet dépassait largement cette association, et que ce besoin de débat que ressentent les Isséens dépasse largement le projet de téléphérique ; il faut ajouter que la crédibilité perdue de notre Maire dans la gestion de cette affaire (entre autres) ne sera pas regagnée aisément.
Se repose aussi dès lors le problème de la desserte du Fort réaménagé si l'on en reste au projet initial ; il ne suffit donc pas de tenter des effets de surprise largement éventés à quelques encablures des élections pour résoudre les enjeux de façon magique (et rassurer les riverains du Fort).
En tout cas l'escalier mécanique, dont on parle depuis la fin des années 70, et qui doit relier le quartier des Epinettes au bas de la ville, semble apparemment être un dossier que la majorité peut-être réélue va prendre à bras le corps, cette fois ; mais nous sommes en période électorale...

La complexité des enjeux, le président d'Environnement 92, Michel Riottot, a eu l'occasion d'en rappeler les contours, en rappelant que l'Ile de France, c'était bientôt 20% de la population française regroupés sur 2% du territoire… et qu'il était bien tard pour s'occuper des espaces verts lorsque l'on avait préalablement construit de façon dense (bords de Seine…).
Laurent Pieuchot a précisé que le Schéma Directeur d'Ile de France (SDRIF), qui inclut Issy dans les zones de petite couronne à densifier, avait été mis au point il y a quelques années déjà, et qu'une pause en la matière était nécessaire aujourd'hui ; Lysiane Alezard expliquant que le SDRIF avait pris comme base les propositions des municipalités pour produire une synthèse.

La démocratie locale faisait également partie des sujets de débats. Le public a pu constater que les représentants de la majorité ne connaissaient ni le nombre exact de conseils de quartier sur la ville, ni le nombre d'élus qui y assistent… c'est dire si cela n'est pas une priorité pour celle-ci, malgré les déclarations sans doute sincères de certain de ses membres. Les représentants de la liste Issy à venir ont expliqué clairement en quoi ils entendaient créer une rupture à ce niveau, notamment au travers de conseils de quartier totalement publics. Les représentants de M. le Maire se sont en outre faits prier pour démentir les rumeurs insistantes de négociation avec une société de gestion immobilière pour un éventuel rachat du Palais des Arts et des Congrès de notre ville (PACI), illustrant à quelle point la transparence est une difficulté en soi pour la majorité sortante.

Bien d'autres sujets ont pu être abordés. Ce qu'il faut retenir c'est que malgré toutes les obstructions, les menaces et les anathèmes, le débat, le besoin de dialogue et de confrontation élus/citoyens ne peut être arrêté. L'association ACTEVI, hier soir, a contribué de manière salutaire à soulever le couvercle. Il sera difficile de le refermer.

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